dimanche 1 juin 2008

Des Juifs britanniques : "Nous ne célébrerons pas le 60è anniversaire d’Israël"

A la veille du jour de commémoration de l’Holocauste et une semaine avant qu’Israël ne fête son 60è Jour de l’Indépendance, un groupe de plus de 100 Juifs britanniques comprenant des universitaires réputés, des écrivains, des acteurs et d’autres personnalités publiques ont lancé une attaque virulente contre l’Etat juif.
« Nous ne célébrerons pas l’anniversaire d’Israël », proclame la lettre publiée par le Guardian mercredi. Parmi ceux qui affirment qu’Israël a forcé 70 000 Palestiniens à une Marche de la Mort en 1948, il y a le professeur Haim Bresheeth, professeur à l’université de Londres-Est, qui a organisé l’appel au boycott universitaire d’Israël, il y a le dramaturge Harold Pinter, l’avocat Daniel Machover, qui a intenté un procès contre le major-général Doron Almog, et Stephen Fry.

« Nous ne pouvons pas célébrer l’anniversaire d’un Etat fondé sur le terrorisme, les massacres et la dépossession d’un autre peuple de sa propre terre » disent les auteurs de la lettre. « Nous ne pouvons pas célébrer l’anniversaire d’un Etat qui, même actuellement, se livre à une épuration ethnique, viole les lois internationales, un Etat qui est en train d’infliger une punition collective monstrueuse à la population civile de Gaza et qui continue de dénier aux Palestiniens leurs droits humains et leurs aspirations nationales. Nous commémorerons quand Arabes et Juifs vivront à égalité dans un Moyen-Orient pacifique. »

« En juillet 1948, 70 000 Palestiniens ont été chassés hors de leurs foyers à Lydda et Ramleh au cœur de l’été, sans nourriture et sans eau. Des centaines sont morts (*). Cette marche fut appelée la Marche de la Mort. Nous ne célébrerons pas. » poursuit la lettre.

« Au total, 750 000 Palestiniens sont devenus des réfugiés. Quelque 400 villages ont été rayés de la carte. Cela n’a pas mis fin à l’épuration ethnique. Des milliers de Palestiniens ont été expulsés de Galilée en 1956. Des milliers d’autres quand Israël a occupé la Cisjordanie et Gaza. Selon le droit international et la résolution 194 votée par les Nations unies, les réfugiés de guerre détiennent un droit au retour ou à une indemnisation. Israël n’a jamais reconnu ce droit. Nous ne célébrerons pas. »

« Israël est responsable des attaques sur Sderot. »

Dans une interview avec Ynet, le professeur Haim Bresheeth a rejeté toute allégation selon laquelle la lettre serait de toute manière antisémite. « Je ne comprends pas pourquoi les signataires sont accusés d’être antisémites et de soutenir le terrorisme. Aucun de ceux qui ont mis leur nom au bas de la lettre ne soutient le mal fait à des civils ou à des victimes innocentes, des deux côtés » dit-il.

« Nous voulons qu’Israël et les Palestiniens vivent côte à côte dans la paix, sans missiles, sans Qassam et sans avions de guerre à les survoler. Je veux vivre en Palestine, sans morts des deux côtés. »

« Israël n’est pas disposé à parler avec le Hamas qui a remporté des élections démocratiques. Le Hamas, de son côté, est prêt à parler avec Israël du moment qu’il se retire de tous les Territoires. »

Bresheeth a accusé Israël d’être le responsable de la situation dans les Territoires : « Le véritable terrorisme est celui qu’Israël inflige aux Palestiniens depuis 40 ans maintenant, le terrorisme d’un Etat fort contre une organisation relativement faible. Nous poussons les Palestiniens dans un retranchement où ils n’ont d’autres choix que d’attaquer. Nous ne devons pas agir ainsi, le fait que le gouvernement d’Israël ne soit pas en mesure d’assurer la sécurité de ses résidents et celle de Sderot est uniquement de sa propre faute. »

L’ambassadeur d’Israël en Grande-Bretagne, Ron Proser, a répondu à la lettre :
« Israël est une nation démocratique où chacun peut exprimer son opinion et ses critiques librement avec pratiquement aucune restriction, mais quand un groupe tel que celui-ci, de Juifs et d’anciens Israéliens, résume 60 années de l’existence israélienne avec des slogans de haine comme ceux-ci, ils méritent d’être dénoncés et même mis au ban de la société.

« Nous sommes fiers des merveilleuses réalisations qu’Israël et le peuple juif ont accomplies au cours de nos 60 années d’existence et nous ne permettrons pas à ce groupe d’écervelés de gâcher notre célébration. »

(*) Voir aussi : "Le Nettoyage ethnique de la Palestine", d’Ilan Pappe, p. 207. A la sortie de ce livre, Ilan Pappe dut démissionner de l’université de Haïfa où il enseignait pour s’exiler dans une université britannique. (ndt)

lundi 26 mai 2008

Non : nous ne célèbrerons pas l’anniversaire de la création d’Israël !


Au mois de mai, certaines organisations célèbreront le soixantième anniversaire de la fondation de l’Etat d’Israël. Cela peut se comprendre, dans le contexte de siècles de persécutions ayant culminé dans l’Holocauste. Néanmoins, nous sommes des juifs qui ne célèbrerons pas cet anniversaire.

Il est manifestement grand temps de reconnaître le récit de l’Autre, le prix payé par un autre peuple en raison de l’antisémitisme et de la politique génocidaire d’Hitler. Comme l’a souligné Edward Said, la Naqba est, aux yeux des Palestiniens, ce que l’Holocauste est à ceux des juifs.En avril 1948, en ce même mois qui vit l’atroce massacre de Deir Yassin et l’attaque au mortier contre des civils palestiniens sur la place du marché de Haïfa, le Plan Dalet a été mis en œuvre.Ce plan autorisait la destruction de villages palestiniens et l’expulsion de la population indigène à l’extérieur des frontières de l’Etat (israélien). Non, nous ne fêterons pas cela
!En juillet 1948, 70 000 Palestiniens furent chassés de leurs maisons à Lod et à Ramléh, au plus fort de la canicule de l’été, sans eau et sans nourriture. Des centaines d’entre eux perdirent la vie. Cet événement est connu sous le nom de «Marche de la Mort». Non, nous n’avons aucun motif à nous réjouir
!Au total, ce sont au minimum 750 000 Palestiniens qui devinrent des réfugiés. Plus de 400 villages furent rayés de la carte.
Mais cela ne mit pas fin à l’épuration ethnique. Des milliers de Palestiniens(citoyens israéliens) furent expulsés de la Galilée, en 1956. Plusieurs milliers de Palestiniens supplémentaires furent expulsés de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Selon le droit international, et comme le stipule la résolution 194 de l’Onu, les réfugiés de guerre ont le droit de retourner chez eux ou d’obtenir une compensation.
Israël n’a jamais accepté ce droit. Non ; nous ne ferons pas la fête.Nous ne saurions célébrer l’anniversaire d’un Etat fondé sur le terrorisme, les massacres et la dépossession d’un autre peuple de sa terre.
Nous ne saurions célébrer l’anniversaire d’un Etat qui, encore aujourd’hui, pratique l’épuration ethnique, viole le droit international, inflige une punition collective monstrueuse à la population civile de Gaza et continue à dénier aux Palestiniens leurs droits humains et leurs aspirations nationales.
Nous ferons la fête quand les Arabes et les juifs vivront, en tant qu’égaux, dans un Moyen-Orient en paix.
Seymour Alexander
Ruth Appleton
Steve Arloff
Rica Bird
Jo Bird
Cllr Jonathan Bloch
Ilse Boas
Prof. Haim Bresheeth
Tanya Bronstein
Sheila Colman
Ruth Clark
Sylvia Cohen
Judith Cravitz
Mike Cushman
Angela Dale
Ivor Dembina
Dr. Linda Edmondson
Nancy Elan
Liz Elkind
Pia Feig
Colin Fine
Deborah Fink
Sylvia Finzi
Brian Fisher MBE
Frank Fisher
Bella Freud
Catherine Fried
Uri Fruchtmann
Stephen Fry
David Garfinkel
Carolyn Gelenter
Claire Glasman
Tony Greenstein
Heinz Grunewald
Michael Halpern
AbeHayeem
RosamineHayeem
Anna Hellman
Amy Hordes
Joan Horrocks
Deborah HyamsSelma
JamesRiva
JoffeYael
Oren Kahn
Michael Kalmanovitz
Paul Kaufman
Prof. Adah Kay
Yehudit Keshet
Prof. Eleonore Kofman
Rene KrayerStevie
Krayer
Berry Kreel
Leah Levane
Les Levidow
Peter Levin
Louis Levy
Ros Levy
Prof. Yosefa Loshitzky
Catherine Lyons
Prof. Emeritus
Moshe Machover
Miriam Margolyes OBE
Mike Marqusee
Laura Miller
Simon Natas
Hilda Meers
Martine Miel
Laura Miller
Arthur Neslen
Diana Neslen
Orna Neumann
Harold Pinter
Roland Rance
Frances Rivkin
Sheila Robin
Dr. Brian Robinson
Neil RogallP
rof. Steven Rose
Mike Rosen
Prof. Jonathan Rosenhead
Leon Rosselson
Michael Sackin
Sabby Sagall
Ian Saville
Alexei Sayle
Anna Schuman
Sidney Schuman
Monika Schwartz
Amanda Sebestyen
Sam Semoff
Linda Shampan
Sybil Shine
Prof. Frances Stewart
Inbar Tamari
Ruth Tenne
Martin Toch
Tirza Waisel
Stanley Walinets
Martin White
Ruth Williams
Naomi Wimborne-Idrissi
Devra Wiseman
Gerry Wolff
Sherry Yanowitz

Source : http://www.guardian.co.uk/

mercredi 14 mai 2008

Israël, 60 ans, l’âge de l’audace


Entretien avec Avraham Burg

"Si je me projette dans un lointain avenir, que dira-t-on de notre génération ? Que nous avions l’occasion de faire la paix et que nous l’avons manquée".

Israël a fêté ses soixante années d’existence. Quel bilan en tirez-vous ?
Si je pouvais dire à mes ancêtres qu’il existe un Etat juif, doté d’universités performantes, d’une économie en pleine croissance, etc., je suis sûr qu’en comparaison avec toutes les autres époques de l’histoire juive, ils croiraient que les temps messianiques sont arrivés ! La partie positive du bilan est impressionnante ! Mais si je me projette dans un lointain avenir, que dira-t-on de notre génération ? Que nous avions l’occasion de faire la paix et que nous l’avons manquée. Que nous pouvions transformer Israël en un pont entre l’Europe chrétienne et le Moyen-Orient musulman, et que nous avons raté cet objectif. Que nous avions entre nos mains de quoi constituer une société modèle et juste, où l’égalité entre riches et pauvres, entre minorité et majorité aurait régné, et que nous n’avons pas réussi.

Pourquoi les cercles de gauche dont vous êtes issu, ceux du "camp de la paix", sont-ils ainsi désillusionnés ?
La situation de la gauche israélienne a ceci de paradoxal que sa rhétorique l’a emporté alors que, politiquement, elle a perdu. Ariel Sharon, Ehoud Olmert et même Benyamin Nétanyahou, les tenants du nationalisme le plus dur, ont fini par se retirer de territoires occupés. Maintenant que nos slogans sont appliqués par ceux qui sont au pouvoir, pourquoi manifester dans les rues ? De plus, force est de constater que, depuis une dizaine d’années, les idées, les formules et les propositions les plus contraires à la paix sont venues de notre propre camp. Ehoud Barak a essuyé un échec personnel avec les négociations ratées de Camp David et de Taba. C’est aussi parmi nous, du travailliste Haïm Ramon, qu’est née l’idée du mur de séparation (la barrière de sécurité)... Comment cela ne laisserait-il pas un goût amer ?

Quelle solution préconisez-vous pour sortir de ce blocage ?
De l’audace. A commencer par des négociations directes avec le Hamas. Dire que c’est là une perspective exaltante, non. Mais de l’expérience qui est la nôtre au Moyen-Orient, je constate que nous autres, Israéliens, finissons toujours par avoir la nostalgie des extrémistes d’hier. Quand nous avons conquis les territoires en 1967, la première chose que nous avons faite c’est d’en expulser tous les partisans du roi Hussein de Jordanie. Puis, au moment où nous commencions à les regretter, c’est l’OLP qui les a remplacés. Quand le Hamas est arrivé, nous nous sommes mis à pleurer après l’OLP. Maintenant que le Hamas est là, si nous ne discutons pas avec lui, qu’est-ce qui se profile derrière ? Al-Qaida, un ennemi plus acharné encore.

Le temps ne joue pas en faveur d’Israël. Pas du tout. Le danger stratégique majeur ne vient ni du terrorisme, ni de l’intégrisme islamique, ni même de la force nucléaire iranienne - tout risque que je me garderais cependant de sous-estimer. Il tient à ce que nous sommes en train de rater la solution de "deux Etats pour deux peuples". Israël a été kidnappé par les colons et la Palestine par le Hamas, qui se retrouvent dans une situation dialectique de partenariat politique. Tous les deux croient à leur manière au "Grand Israël" ou à la "Grande Palestine". Si cela continue ainsi, nous nous précipitons avec la vitesse de l’éclair vers un clash dans lequel nous, les Israéliens, serons contraints d’aller au secours des colons et eux, les Palestiniens, de défendre le Hamas.

Depuis l’indépendance, en 1948, quelle a été l’erreur principale qui, selon vous, a créé le contexte que vous venez de décrire ?
Deux éléments qui ne sont pas que politiques et stratégiques, mais qui ont déterminé notre perception et nos réactions à la réalité du Moyen-Orient. Le premier, c’est celui qui a été le moteur même du sionisme, qui pensait installer un peuple sans terre sur une terre sans peuple. Longtemps, le peuple palestinien n’a tout simplement pas existé à nos yeux. Les Palestiniens demeurent, pour de nombreux Israéliens, de l’ordre de la réalité virtuelle.

Le second élément m’impose de déplacer le regard vers la période antérieure au sionisme, quand la majorité du peuple juif vivait en Europe de l’Est, en Pologne, en Russie, en Galicie, avec une autonomie culturelle assez forte. Au tournant du XIXe et du XXe siècle, la situation a commencé à se dégrader. Une grande partie des juifs a alors émigré aux Etats-Unis. Une petite portion de pionniers est allée sur la terre d’Israël, par choix. Après la Shoah, après l’ouverture des camps de réfugiés en 1948-1949, Israël est passé du statut d’Etat d’élection à celui de pays refuge, ce qui induit deux mentalités différentes.

Par ailleurs, je vois le sort des réfugiés palestiniens, et j’ai beau me dire que je ne suis pas, moi, Israélien, la seule cause de leur malheur, il n’en reste pas moins qu’après soixante ans ils sont plus nombreux à dépendre de l’UNRWA (Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens) qu’en 1948. Même si nous ne sommes pas les seuls responsables du problème, que cette responsabilité nous la partageons avec les pays arabes, il faut au moins en reconnaître symboliquement notre part.

Dans votre livre Vaincre Hitler (Fayard), vous comparez l’Israël d’aujourd’hui à l’Allemagne de Guillaume II, de Bismarck et de Weimar. En quoi une telle analogie est-elle justifiée ?
D’autres équivalences étaient possibles, par exemple avec l’Amérique des pionniers ou la France en Algérie. Pourquoi l’Allemagne ? Parce que c’est en allemand que les deux livres qui ont le plus influé sur le destin des juifs modernes ont été écrits : L’Etat juif, du fondateur du sionisme politique, Theodor Herzl, et Mein Kampf. Parce que c’est en Allemagne qu’a eu lieu la modernisation religieuse, là où le plus grand écrivain en langue hébraïque, Samuel-Joseph Agnon (1888-1970, Prix Nobel de littérature 1966), a travaillé, et c’est de Berlin que Salman Schocken a créé le journal de référence en hébreu Haaretz.
Sans parler des philosophes juifs les plus importants comme Franz Rosenzweig et Martin Buber.

Dans cette période qui va de Bismarck à la fin de la République de Weimar, a eu lieu une confrontation violente entre la tendance au libéralisme et un traumatisme national, l’humiliation de la défaite de 1918. A la fin, le traumatisme l’a emporté avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir.
Je pense qu’Israël se trouve aussi écartelé aujourd’hui entre une créativité extraordinaire et un trauma national. Faisons en sorte que l’esprit nouveau l’emporte sur le traumatisme : voilà le foyer de la comparaison.

Vous êtes effectivement très critique sur le caractère envahissant de la mémoire de la Shoah en Israël. N’y en a-t-il pas des usages positifs ?
Sans mémoire, le peuple juif n’existerait tout simplement pas. Mon problème est plutôt la banalisation. Récemment, des religieux ont voulu s’opposer à une Gay Pride à Jérusalem. J’ai vu des jeunes ultraorthodoxes s’affronter aux policiers en leur criant qu’ils étaient des nazis. Que viennent faire les Allemands dans cette histoire ! Il faut absolument extirper cela de l’actualité quotidienne. Voilà pourquoi je ne trouve pas sain de consacrer une date spéciale à la commémoration de la Shoah dans le panthéon national. La sagesse juive veut qu’il y ait un temps pour le deuil et un temps pour la vie : l’essentiel pour la vie et un petit moment pour le deuil. Je dis non à une existence nationale de nécrophiles. Et, dans un esprit juif que je pourrais qualifier de "post-israélien", je propose de joindre le jour de commémoration de la Shoah au jeûne de Tisha béav (le 9 du mois du calendrier hébraïque d’av), la célébration des malheurs de l’histoire juive.

Le sionisme politique s’est voulu une solution à l’antisémitisme. Du coup, le rappel de la Shoah n’en conserve-t-il pas une certaine actualité ?
Je ne partage nullement cette obsession. Le chiffre des incidents, comparé aux quatorze millions de juifs vivant dans le monde, me paraît insignifiant. Bien sûr que l’antisémitisme existe encore, sous la forme d’un mixte bizarre d’antijudaïsme religieux, de xénophobie, d’anti-impérialisme, d’antiaméricanisme et d’anti-israélisme d’extrême gauche. Mais le phénomène contemporain est celui d’une haine généralisée de l’autre, de l’étranger, de l’immigré, de la différence, de l’homosexualité des musulmans et, dans le lot, des juifs. L’antisémitisme est désormais une partie seulement d’un phénomène universel plus global. Revendiquer une spécificité en la matière me paraît stupide.

Que voulez-vous dire, vous qui vous êtes longtemps occupé des relations entre Israël et la diaspora, quand vous affirmez la "fin" ou la "mort" du sionisme ?
Pour la première fois de son histoire, la majeure partie du judaïsme vit dans des démocraties, préservée d’un danger immédiat pour sa survie. Est-ce que le peuple juif peut subsister sans ennemis extérieurs ? Telle est la question principale qui se pose à la modernité juive. Que signifie appartenir à une collectivité qui n’est pas persécutée ? Du reste, si j’avais le pouvoir de faire venir tous les juifs en Israël, je ne l’exercerais pas. Le peuple juif s’est développé sur un mode à la fois singulier et universel. Depuis 1948, il s’est consacré presque exclusivement au local, c’est-à-dire à la construction de l’Etat d’Israël.

Or il est temps de refermer cette parenthèse, car le cosmopolitisme est aussi important pour lui que la souveraineté. Le sionisme est pour certains juifs un livre, voire même la Torah, dont on recommence la lecture à partir du début l’année suivante. Pour moi, ce n’est qu’un chapitre. Quand il est fini, il faut passer au suivant

mardi 13 mai 2008

Israël empêche l'alimentation en carburant de la bande de Gaza,

La violation décision de la Cour suprême

• Israël bloque même l'insuffisance d'alimentation en carburant requis par le tribunal; un dommage à des services humanitaires essentiels - en violation de l'ordonnance du tribunal.

• groupes de défense des droits demande: arrêt de carburant restrictions, Stop collective La répression.

Mardi., Mai 13, 2008 - Neuf organisations de défense des droits de l'homme, israéliens et palestiniens, Israël a demandé à la Cour suprême d'aujourd'hui exigent que le ministre de la Défense arrêt restreindre l'approvisionnement en combustible dans la bande de Gaza dans le cadre d'une politique de punition collective.

Gisha - Centre juridique pour la liberté de circulation a présenté la pétition au nom de la groupes. Les groupes font valoir que depuis un 9 avril 2008, attaque sur le Nahal Oz dépôt de carburant qui a tué deux citoyens israéliens, le ministre de la Défense a réduit l'approvisionnement en combustible à dangereuses les niveaux, même au-dessous du minimum, l'insuffisance des quantités requises par la Cour suprême.

• diesel industriel pour Gaza du moteur: Israël a permis à seulement 69% de l'offre ordonnée par le tribunal - et seulement 43% du montant nécessaire - causant pouvoir des coupures de courant jusqu'à 16 heures par jour et causant une durée de deux jours de fermeture de la centrale.

• Carburants pour le transport: Israël a permis à 40% de l'offre ordonnée par le tribunal - et seulement 13% du montant nécessaire, prévenir les patients de se rendre hôpitaux, les étudiants d'atteindre les études, et les travailleurs humanitaires de se déplacer.

• pour les groupes électrogènes diesel, de puits, de transport: Israël a permis à seulement 25% des l'offre ordonnée par le tribunal - et seulement 15% du montant nécessaire - causant tas de déchets dans les rues, la perturbation des services hospitaliers, et le pompage de 50-60 millions de litres de matières premières ou des eaux usées partiellement traitées chaque jour dans la mer.

Les groupes de défense des droits pétition adressée au tribunal aujourd'hui sont les suivantes: Gisha - Centre juridique pour la liberté de * Mouvement Adalah - Le Centre juridique pour les droits des minorités arabes en Israël

* Al-Damer Association pour les droits de l'homme B'Tselem * - Le Centre d'information israélien pour les réfugiés Droits dans les territoires occupés de Gaza

* Programme communautaire de santé mentale * HaMoked: Centre pour la défense de l'individu * Mezan Center for Human Rights * Le Centre palestinien pour les droits de l'homme * Le Comité public contre la torture en Israël.

Octobre dernier, des droits de l'homme a demandé à la Cour suprême israélienne contre le carburant et coupures d'électricité à Gaza. En Janvier 2008 une décision largement condamné par les droits de l'homme groupes comme autorisant les châtiments collectifs, le tribunal a rejeté la pétition, mais classés l'État de fournir des quantités de carburant - les livraisons qui ont été le plus souvent bloqué depuis le 9 avril. Les groupes de défense des droits affirment que Israël, puissance occupante à Gaza, est violer ses obligations en vertu du droit international, de résidents de Gaza, qui sont empêchés de réception, sauf par l'intermédiaire de carburant contrôlée par Israël des passages à niveau.

Selon Sari Bashi, Gisha le directeur: "Il ya quatre mois, la Cour suprême israélienne a publié une dangereuse et illégale la décision autorisant les châtiments collectifs, mais exigeant «minimal» de fournitures de carburant à Gaza. Le ministre de la Défense a violé même ceux minime, l'insuffisance des commandes - avec de graves conséquences pour les résidents de Gaza. Gisha condamne les attaques menées contre des civils israéliens, les attaques qui violent le droit international interdiction de nuire délibérément des civils. Mais Israël mai pas délibérément dommages civils palestiniens en réponse, en les privant d'une importance vitale l'approvisionnement en combustible.

" Pour plus de renseignements: Itamar Shachar, Gisha Coordonnatrice des médias, 054-5737423, itamar@gisha.org; Sari Bashi, Directeur Gisha, 054-8172103; sari@gisha.org; Abou Khalil Shamallah, directeur de Al-Damer d'association, 0599-418267